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lundi 21 juin 2010 de 20h00 à 23h59
C’est à partir de sa géographie et de son histoire que la République argentine a construit son héritage musical, cultivé par ses habitants jusqu’à nos jours. Les peuples précolombiens, les conquistadors espagnols, les esclaves africains et les émigrants européens ont façonné et dessiné ce métissage humain et culturel. 
Facundo Picone est né en 1979, à Chascomús, province de Buenos Aires . Il a commencé très tôt (8 ans) à jouer de la guitare à la maison où cet instrument faisait partie de la vie familiale. Après les premiers accords, il prend ses premières leçons avec un professeur de la ville qui l’ouvrira à la lecture musicale.
Il débute sur scène à l’âge de 9 ans, pour la fête des Mères. Cette même année, il participe à plusieurs programmes de radios et à différents spectacles de la ville.
En 1992, il forme son premier groupe de musique folklorique, le trio Cantares qui marquera sa vie d’adolescent. Le groupe inclut déjà dans son répertoire une variété de rythmes d’Argentine. Facundo commence alors à travailler les arrangements pour guitare, ce qui sera très bénéfique à sa future carrière de soliste.
Il participe au grand Festival National de Musique Populaire d’Argentine de Baradero, dans la catégorie Fête de la Guitare et enregistre pour “Canal A” avec Omar Moreno Palacios.![]()
En 2000, il forme un duo, le duo Facundo y Paulo qui enregistre un disque chez BMG. Parallèlement au groupe et au duo, il s'occupe de sa carrière de soliste, attiré par la musique et la poésie de sa province, la province de Buenos Aires qu’il affectionne particulièrement pour ses gauchos et sa tradition.
En 2007, sort son premier CD intitulé Cuadro Surero, (Tableau Surero1) Studio BYM Registros de Cultura, producteur artistique Omar Moreno Palacios.
Il est lauréat du Prix Atahualpa 2009 dans la catégorie Révélation du Chant folklorique argentin, au moment où sort son deuxième album Huella de Barro (Trace de Boue), sous le label ByM Registros de Cultura, disque où sont inclus plusieurs de ses compositions.
1 Natif, habitant du sud de la Province de Buenos Aires
Mónica Abraham est née dans la Province de Buenos Aires mais a grandi à Mendoza. Nourrie du folklore populaire de cette région, la cueca et la tonada n’auront aucun secret pour elle. Elle est devenue l’interprète privilégiée des grands poètes et compositeurs de musique argentine traditionnelle, populaire et d'avant-garde.
Elle a parcouru les scènes argentines et sud-américaines en portant haut et fort le Nouveau Cancionero (mouvement esthético-culturel musical et poétique, de chansons dites à texte ou engagées, né dans les années 60 avec, entre autres le grand poète Armando Tejada Gómez). C’est de ce répertoire qu’elle se nourrit pour dépasser les frontières de son pays et s’investir dans la chanson de tout le continent latino-américain.

De 1994 à 1997, elle organise le cycle Nuits des mercredis au « Girondo », un café-cave en plein centre de Buenos Aires où défilent grand nombre de poètes, musiciens et chanteurs.
Elle fait partie de « La Manija », groupe de Chango Farías Gómez. Elle reçoit de nombreux prix : Gardel 2007, catégorie Meilleure Chanteuse Féminine de Folklore ; Atahualpa 2008 et 2009 ; Clarín 2008, Catégorie Meilleure artiste Révélation Folklore ; elle est récompensée comme Meilleure Soliste Féminine de Folklore au Festival National de Cosquín ; et, la chanson Para que no te despiertes de Alicia Crest et de Jorge Giuliano dont elle est l’interprète est primée au Festival National de la Chanson de la SADAIC (SACEM argentine).

Coqui Sosa est né à Monteros, province de Tucumán le 17 octobre 1965, au sein d'une famille enracinée dans le folklore argentin. La chanson et la guitare font très vite partie de sa vie, et cette vocation, se consacrer professionnellement à l'art de la musique et la culture populaire, ne le quittera jamais.
Il a depuis participé à tous les grands festivals de musique populaire du pays, Festival National Cosquín - Córdoba (85, 86, 88, 90 à 93, 95 et 97), Festival del Encuentro Baradero - Buenos Aires (90 et 93), Folklore de Jesús María - Córdoba (91), Festival Nacional del limón - Tucumán (86, 89 - Prix consécration, 90, 94 et 95), Festival de Monteros - Tucumán (de 83 à 93 ) Americanto - Mendoza (94 et 95), Serenata - Cafayate…
Il a enregistré neuf albums et a travaillé aux côtés d’artistes prestigieux comme Mercedes Sosa, Victor Heredia, Teresa Parodi, León Gieco, Alberto Rojo, Abel Pintos…
C’est en 1998, avec son 6e disque Cuando canto, cartographie ou mosaïque musicale du pays, qu’il est enfin reconnu par la critique comme l’un des chanteurs populaires les plus prometteurs.
Depuis, il monte des spectacles à thème comme Destino del canto (Destin du chant), Viene clareando (Le temps s’éclaircit) et De mitos y leyendas (De mythes et de légendes). Ce dernier spectacle tournera pendant 8 semaines entre Buenos Aires et les villes de l'intérieur du pays.
A partir de 2007, sa carrière prend une tournure internationale, lorsque sa tante Mercedes Sosa, l’invite à participer à son récital à Santiago du Chili. En août de cette même année, il participe à l’un des festivals les plus courus d’Amérique, le Festival do América do Sul, dans la ville de Corumbá (Mato Grosso - Brésil) et qui réunit plus de 15000 personnes.
En 2008, il fait sa première tournée de soliste en Israël (Petak Tivka, Tel-Aviv, Beer Sheva et Jérusalem) puis en Espagne. Il sera aux côtés de Mercedes Sosa à l'Exposition Internationale de l'Eau et l'Environnement à Saragosse où près de 15000 personnes viendront les applaudir.
En 2009, avec Shalo Leguizamón et Jorge Suligoy, artistes populaires de la « nouvelle génération », ils s’investissent dans le projet « Argentins… le chemin vers le bicentenaire » projet de sauvegarde des traditions culturelles de leur pays à travers la préservation de la musique folklorique.
En juin 2009, sort le dernier disque de Mercedes Sosa Cantora 2. Coqui chante en duo avec elle un titre de sa composition Donde termina el asfalto (où se termine l’asphalte, la route). Parallèlement Coqui poursuit sa route de soliste et prépare sa nouvelle tournée internationale qui le conduira au Brésil, en Israël et en Europe.
Son dernier projet, qui lui tend particulièrement à cœur est celui consacré à sa ville, sa région : ¡Coqui Sosa, tucumano...! Canto y poesía del Tucumán (Chant et poésie de Tucumán) où il retourne à ses racines, vers sa terre, ses paysages, les gens de Tucumán… synthèse chaleureuse et tendre, où s’affirment son sens profond de l’engagement pour défendre l’art et la musique populaire et sa volonté d’effacer les frontières « seul chemin possible, pour un pays possible… ».

Rafael et Boni Vera sont toutes deux nées à Caá Catí (berceau des poètes) dans la Province de Corrientes et depuis leur plus tendre enfance ont mené de front les travaux des champs et la chanson.
C’est Raphael, grande admiratrice de Ramona Galarza figure historique du chamamé, qui chantait déjà dans les églises et les écoles, qui amènera sa jeune sœur Boni sur ses pas.
A l'âge de 13 et 17ans, elle remporte leur premier concours de chant et l’année suivante elles récidivent à Santo Tomé, Corrientes.
Encouragées par d’autres artistes de la Province, elles font professionnellement leur première tournée dans le nord et le littoral du pays et c’est en 1972, qu’elles gagnent la capitale Buenos Aires pour enregistrer leur premier 33 tours sous le label Mburucuya. Le succès fut tel, que l’année suivante plusieurs compagnies de disques se disputeront leur contrat.
En 1991, elles font la couverture de la revue “Les Grands du Folklore” qui signale le vaillant travail artistique des Hermanas Vera.

Elles ont partagé les scènes avec Eduardo Miño (1972), Teresa Parodi (1987) Enrique Llopis (1989), Rosendo y Ofelia, Léon Gieco…
D’après les données de Discográficas Nacionales, le duo féminin des Hermanas Vera, est le duo de musique populaire qui a enregistré et continue d’enregistrer le plus de disques en Argentine et Amérique du Sud.
Elles ont été programmées dans tous les festivals (nationaux, provinciaux et départementaux), ont chanté cinq fois sur la grande scène du Festival de Cosquín et se p
roduisent dans tous les endroits imaginables : des théâtres nationaux (Luna Park, vélodrome de Buenos Aires devant 8000 personnes) aux prestigieuses salles internationales, des prisons aux cantines communautaires, des hôpitaux aux asiles, des maisons de retraite aux centres d’hébergement d’urgence… Elles participent régulièrement à des soirées de solidarité et portent avec conviction leur chanson sur toutes les scènes du pays et des pays limitrophes de l’Argentine.
Entre 1988 et 1989 le duo participe au projet organisé par la Ville du Buenos Aires La Musique va à l'École, en portant les chants de Corrientes aux enfants de toutes les écoles de la capitale argentine.
Elles enregistrent de très nombreuses émissions de télévision et des programmes de radio dans tout le pays.
Ce qui caractérise les Hermanas Vera c’est l’authenticité de leur interprétation, leur fidélité aux racines et l’amour qu’elles vouent au chamamé.
Cette manifestation s'inscrit dans le cadre du Bicentenaire des Indépendances Amérique latine Caraïbes 2010.