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lundi 29 mars 2010 de 18h30 à 20h00

En compagnie de Jean Louis Houdebine. Lectures de Eric Meyleuc et Pedro Vianna.
Deux heures à Calamane. Un écrasement de vie sous l'haleine sèche du soleil. C'est toujours à cette heure que ton grand-père surgissait. C'est lui, je me disais, et quelque chose en moi se mettait à trembler. C'est lui, je me répétais, incapable de dire : c'est mon père
Je ne me levais pas, je ne courais pas vers lui, je ne partais pas me cacher. Je restais cloué à l’ombre du poirier alors qu'il s'approchait, imprécis, tremblotant dans la distance, traversant flamme après flamme l’embrasement de deux heures .
L’écriture de Bernardo Toro lance son filet et ramène à elle des éclats épars, des regards, des souvenirs, des cris, des voix. Le temps se dilate, se condense, l’important n’est pas contenu dans la chronologie, mais dans la vie, dans le nœud à l’estomac dans le cœur qui s’affole, dans le bleu miraculeux de la mer. Régine Foucault
Né à Santiago du Chili, Bernardo Toro s’installe, à l’âge de dix-sept ans, à Paris où il poursuit dans un premier temps une carrière de joueur d'échecs avant d'étudier les lettres à la Sorbonne. Il dirige aujourd'hui la revue littéraire Rue Saint Ambroise. Il est également l'auteur du roman Contretemps, publié en 2006 aux éditions Les Petits matins.
En collaboration avec les éditions Stock et la Librairie Gallimard.