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vendredi 19 février 2010 de 18h30 à 20h30
Plus d’un quart de siècle après la fin des régimes militaires qui se sont multipliés en Amérique latine dans les années 1960 et 1970, ceux-ci deviennent enfin objets d’histoire. Ce numéro de Vingtième Siècle présente l’état de la recherche sur les « années de plomb », lesquelles suscitent des demandes de justice, de réparation et de mémoire. Au cours de cette période, le Brésil, l’Argentine, le Chili et les pays du Cône sud ont tous connu des dictatures militaires violemment anticommunistes se réclamant plus ou moins ouvertement de la doctrine de la sécurité nationale.
La guerre froide est cependant loin de rendre compte de ces régimes d’un genre nouveau. Il faut aussi en rechercher les causes et les modalités dans les transformations des sociétés sud-américaines depuis les années 1930, la polarisation de la vie politique, la politisation des forces armées dont une partie ambitionne une « refonte » du corps social. Il faut également interroger l’adhésion de la population à ces régimes et la désaffection qui a poussé les militaires à mettre en œuvre les « transitions démocratiques. »
Avec la participation de Stéphane Boisard, maître de conférences à l’Université Paris – III, membre du laboratoire Mondes américains : sociétés, circulations, pouvoirs (MASCIPO) et du Centre de recherches universitaires sur les champs culturels en Amérique latine (CRICCAL), Armelle Enders, maître de conférences en histoire contemporaine à l’Université Paris-IV et Geneviève Verdo, maître de conférences en histoire contemporaine à l’Université Paris-I et membre du laboratoire MASCIPO.
Presses de Sciences Po
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