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mercredi 10 février 2010 de 21h00 à 23h00
Conférence de Maria Belo, psychanalyste, membre fondateur du Centro Português de Psicanálise et membre de l’Assocition lacanienne internationale, Doctorat en culture portugaise et psychanalyse
Modérateur : Angela Jesuino-Ferretto, discutant : Jeanne Wiltord.
Le Portugal est un pays fondé en 1143 et dont les frontières actuelles furent définies en 1249. Marqué par la victoire d’un fils sur sa mère, d’un roi sur le Pape, tout se fit sous le signe d’un patriarcat d’époque. Pourtant, dès le début aussi, comme un retour du refoulé, la mère est toujours présente comme une mélusine inconquise, pourvue d’un pied fourchu tel un reste phallique, ni sublimée, ni virginale. Devenu un pays de marchants et commerçants maritimes, possédant une multitude de villages de pécheurs, très tôt les femmes ont administré les terres et les hommes, la mer. Vers le 15ème commencèrent les découvertes, l’expansion et les colonisations. Un tout petit pays a tenu jusqu’à la moitié du 20e siècle un empire démesuré. Les femmes, interdites de partir, se sont attachées à la « vaine gloire de mander ». Que sont devenus leurs enfants ?
La mémoire est borgne car elle est singulière. Incapable de s’élever aux conditions générales du traumatisme, disent les psychanalystes, elle reste attachée à la singularité de celui-là, à son caractère exclusif, unique, exceptionnel. Seule l’histoire peut défaire ces singularités et mettre fin à sa répétition et à sa transmission.
Cartel Franco-Brésilien de Psychanalyse, Association lacanienne internationale.