A noter dans votre agenda

Voir tous les évènements

Du mercredi 22 janvier 2003 au jeudi 13 mars 2003

SZYSZLO

Cette exposition est associée au livre

 

C’est la première fois que Fernando de Szyszlo expose en France.
Une quarantaine de toiles, des années soixante-dix à nos jours, sont réunies dans cette exposition.

Un ouvrage aux Editions Somogy est publié à l’occasion de l’exposition (co-édition Maison de l’Amérique latine, textes de Dore Ashton et de Mario Vargas Llosa, (46 pages + 17 illustrations), Janvier 2003, 15€.

Fernando de Szyslo est une figure clé de l’abstraction des années cinquante en Amérique latine. Né à Lima en 1925, il a étudié à l’Ecole des Arts Plastiques de l’Université Catholique de la capitale péruvienne. A l’âge de 24 ans, il voyage en Europe où il étudie les œuvres des grands maîtres tels que Rembrandt, Le Titien et Tintoretto. A Paris, il s’imprègne des leçons du cubisme, du surréalisme, de l’informel et de l’abstraction de son époque. Il se lie d’amitié avec Octavio Paz et André Breton, et fréquente un groupe d’écrivains et d’intellectuels français et étrangers qui se retrouve régulièrement au Café Flore. Au cours de ces réunions, d’intenses échanges s’engagent autour d’un thème récurrent : comment participer au mouvement moderniste international tout en préservant son identité culturelle latino-américaine. A son retour au Pérou vers le milieu des années cinquante, Szyszlo contribue de façon majeure au renouveau artistique de son pays, faisant œuvre de pionnier dans le traitement de thèmes péruviens dans un style non-figuratif. Le lyrisme de la couleur, enrichie par des effets de textures élaborés, et un maniement magistral de l’ombre et de la lumière sont les marques de reconnaissance de sa technique picturale. Passé maître dans l’art de faire fusionner, de façon quasi alchimique, les évocations des cultures ancestrales du Pérou avec un langage artistique moderne, la peinture de Szyszlo reflète une vaste culture qui puise aux sources de la philosophie, de la science et de la littérature. Ses allusions aux rites et aux mythes, à la géographie de la mer et aux paysages désertiques sont souvent associées aux sites sacrés de l’ère précolombienne. Depuis sa première exposition personnelle à Lima en 1947, Szyszlo a réalisé plus d’une centaine d’expositions personnelles dans de nombreux musées et galeries d’Amérique latine, d’Europe et des Etats-Unis, et il a participé aux prestigieuses biennales de Venise et de São Paulo.

Fils d’un scientifique polonais et d’une péruvienne du littoral, Szyszlo est également tiraillé entre ses différentes sources artistiques : l’art précolombien, les avant-gardes européennes, certains peintres d’Amérique du Nord et d’Amérique latine. Mais le décor où il a passé la plus grande partie de sa vie – le ciel gris de Lima, sa ville, les déserts de la côte riches d’histoire et de mort et cette mer qui apparaît avec tant de force dans sa peinture des dernières années – a peut-être exercé une influence aussi déterminante dans la configuration de son univers que le vieux legs d’anonymes artisans précolombiens dont les masques, les manteaux de plumes, les statuettes en terre cuite, les symboles et les couleurs apparaissent souvent sous une forme épurée dans ses toiles. Ou encore les audaces raffinées, les refus et les expérimentations de l’art occidental moderne… sans lesquels la peinture de Szyszlo ne serait pas non plus ce qu’elle est.

Mario Vargas Llosa

Extrait de Szyszlo dans le Labyrinthe, in Fernando de Szyszlo (éditions Somogy, 2003)

Cette exposition a été réalisée grâce au concours de la galerie Durban-Segnini, Miami, Etats-Unis et avec le soutien des ministères des affaires étrangères et de la culture et de la communication, département des affaires internationales (D.A.I.), et de la banque interaméricaine de développement (BID).



  • Jorge CamachoJorge CamachoLe Miroir aux Mirages
  • Federica MattaFederica MattaTu vois ce que je veux dire ?
  • Pablo Neruda en noir et blancPablo Neruda en noir et blanc 
  • Accueil  
  • Accueil  
  • Accueil  

Programmation culturelle jeudi 17 mai 2012