Du mercredi 20 mars 2002 au mardi 7 mai 2002
Au cours de ses nombreux séjours au Brésil, des années quatre-vingt à nos jours, Guillaine Querrien a cherché à confronter sa relation à la nature avec celle d’autres plasticiens brésiliens. De cette confrontation a surgi le désir pour ces quatre artistes, de présenter dans une exposition leur démarche respective, de faire vivre et dialoguer leurs différentes approches, chacun ayant sa propre réflexion sur le sujet liée aussi à son appartenance géographique. Lia do Rio et João Wesley vivent à Rio dans un rapport continu avec la richesse de la nature au Brésil. Cristina Canale vit entre Berlin et Rio, son œuvre se nourrit de ces ruptures, de ces ruptures qui créent une distance, une nostalgie. Guillaine Querrien aborde la nature du Nouveau monde avec émerveillement devant l’exotique, sensation qui fera place progressivement au " plaisir " devant le connu et le reconnu. Le premier regard, est donc le regard étranger, celui de Guillaine Querrien qui réunit les autres artistes autour du projet. C’est elle qui le portera et le proposera à Paris à la Maison de l’Amérique latine. Peintre et graveur, elle a d'abord commencé par construire des architectures paysagées en imposant un ordre à l'éxubérance de la nature tropicale. Puis à partir de ses nombreux croquis, elle cherche à faire cohabiter, dans ses peintures et ses dessins-collages monumentaux, des formes végétales, tout en s’interrogeant sur leur structure, leur texture et leur développement en relation avec l’énergie et la lumière.
Le deuxième regard est temporel. Lia do Rio élabore et imagine des situations ou des environnements poétiques à partir de l’appréhension sensible d’un lieu. Il s’agit de la nature en devenir ou en décomposition, de l’accumulation d’éléments, et de leur mouvement, leur croissance, leur existence fictive ou réelle dans la lumière et dans le temps. Le troisième regard est un regard sur l’espace. João Wesley explore, dans ses installations, l’ambiguïté entre un lieu présent et un lieu absent. Ses image-objets expriment un doute sur la notion de localisation et de nature des espaces. La pierre, un objet naturel, est transportée et présentée à travers une projection photographique contenant l’image de son milieu d’ origine. Elle devient simultanément présentation et représentation d’un fragment déplacé de l’environnement.Le dernier regard est celui de deux mondes contrastés, Berlin et Rio", et d'une confrontation, l’occupation de l’espace par l’homme face à l’environnement. Cristina Canale peint des formes organiques en y introduisant des structures architecturales ou des objets utilitaires. Cette opposition établit des éléments de tension dans le langage pictural entre l’espace de l’illusion et l’espace plan. Cette exposition circulera entre la France, l’Allemagne et le Brésil. Inaugurée en mars 2002 à la Maison de l’Amérique latine à Paris, elle voyagera en juin 2002 à Berlin, à l’Institut Culturel Brésilien et en octobre 2002 à Rio de Janeiro, au Centre Culturel Solar da P.U.C.
Catalogue 48 pages, texte de Rafael Pic, 10€
Contact presse
Helena Vargas : 01 49 54 75 35,
(Visuels disponibles sur demande.)