Du mardi 14 septembre 2010 au samedi 6 novembre 2010 de 11h00 à 20h00
L’exposition est une évocation de la trajectoire exceptionnelle de l’écrivain péruvien Mario Vargas Llosa (1936, Pérou). Au travers d’un parcours émaillé de photographies, de citations, d’extraits de ses romans, de ses essais et de sa correspondance avec d’autres écrivains, ainsi que d’objets provenant de sa résidence parisienne, sont retracés les moments clés de sa vie, et de la création d’une œuvre littéraire dense, polymorphe et audacieuse.
Un parcours de vie marqué également par l’engagement, le combat pour les idées et la défense de la liberté et de la démocratie là où elles sont menacées.
À la veille de la publication de son dernier roman Le songe du celte (à paraître en 2011, éditions Gallimard), le visiteur suivra l’itinéraire de Vargas Llosa depuis sa naissance en 1936 à Arequipa (Pérou) jusqu’à aujourd’hui, articulé autour de différents chapitres : le jeune rebelle, l’écrivain, l’homme politique, les trésors personnels, le journaliste, le lecteur ...
Un éclairage particulier est porté sur les relations de l’écrivain avec la France. «Si je devais choisir une seule ville où vivre, je choisirais Londres. Mais Londres n’a pas produit chez moi cette passion que me produisit la découverte de Paris. Mes sept années parisiennes furent les plus décisives de ma vie. C’est là que je suis devenu écrivain, que j’ai découvert l’amour passion dont parlaient tant les surréalistes, là où j’ai été plus heureux, ou moins malheureux, que nulle part ailleurs (...). Je n’exagère pas si je dis que j’ai passé toute mon adolescence à rêver de Paris».
Mario Vargas Llosa vit les premières années de sa vie avec sa famille maternelle entre le Pérou et la Bolivie, à Arequipa puis à Cochabamba. À l’âge de 10 ans, il réside à Piura, une ville du nord du Pérou. C’est là qu’il fait la connaissance de son père qu’il avait cru mort jusque-là. Cette découverte et cette rencontre inédite auront un impact fondamental sur le développement spirituel du jeune garçon et sur son oeuvre littéraire à venir. Dans les années 1960, il réside à Lima, Paris, Londres et Barcelone. Après un premier recueil de nouvelles, sa carrière littéraire s’envole en 1962 avec le succès mondial de La ville et les chiens, qui sera traduit dans plus de trente langues. En 1966 apparaît son deuxième roman, La maison verte. On peut citer parmi la production qui suivra les romans Conversation à la cathédrale (1969), La tante Julia et le scribouillard (1977), La fête au bouc (2000), mais aussi du théâtre avec Kathie et l’Hippopotame (1983), La Chunga (1988) et des essais. Il entretient des correspondances avec les auteurs du «boom latino-américain»: Julio Cortázar, Pablo Neruda, Carlos Fuentes, José Donoso... Il a notamment obtenu le prix Prince des Asturies (1986), le prix Cervantes (1994) et le prix Jérusalem (1955). Il collabore au quotidien madrilène El País, et sa rubrique «Piedra de toque» («Pierre de touche») est reprise dans de nombreux journaux du monde entier. Il collabore également à la revue culturelle Letras Libres, publiée au Mexique et en Espagne.
Devenu libéral après la révolution cubaine, il se lance dans l’action politique en fondant au Pérou un mouvement de droite démocratique et se présente aux élections présidentielles en 1990, mais il est battu au second tour.
Aujourd’hui, il préside le nouvellement créé Lugar de la Memoria (littéralement Lieu de la Mémoire), institution-musée dédiée aux quelques 70 000 victimes des années de guerre (de 1980 à 1992) entre l’Etat péruvien et le mouvement maoïste Sentier Lumineux
Du lundi au vendredi de 11h à 20h, samedi de 14h à 18h. Entrée libre